Food, Feed ou Fuel ?

Food, Feed ou Fuel ?

Il y a régulièrement des discussions sur ce qu’il vaut mieux faire : utiliser les récoltes comme food (nourriture pour les humains), feed (aliments pour le bétail) ou fuel (biomasse pour la production d'énergie). Il n'y a pas de réponse claire, tout dépend de l’optique choisie. Nous décrivons un certain nombre d’entre elles sur cette page.

Optique : Éthique

L'échelle de Moerman est un modèle largement utilisé dans la discussion sur le ‘feed-fuel’. Cette échelle examine la meilleure façon de valoriser les ‘flux résiduels’ (par exemple les déchets alimentaires et les sous-produits) d'un point de vue éthique.

La voie la plus souhaitable consiste à utiliser les sous-produits comme nourriture pour l'être humain. Si ce n'est pas possible, l'alimentation animale est l'option suivante (car les vaches et les porcs convertissent les ‘flux résiduels’ en aliments pour l'être humain).

Si cela n'est pas possible, des applications techniques ou l'utilisation de flux résiduels pour la production d'énergie entrent en jeu. En résumé, il est préférable d'un point de vue éthique d'utiliser des sous-produits comme aliments pour animaux plutôt que comme biomasse pour la production d'énergie.

Optique : Utilisation des terres

Les sous-produits tels que les aliments pour animaux ne concurrencent pas la nourriture humaine.

  • Aucune culture n'est cultivée spécifiquement pour l'alimentation animale. Elles sont destinées à produire des denrées alimentaires et des biocarburants.
  • L'utilisation des terres pour les sous-produits tels que l'alimentation animale est donc nulle*. Le fourrage concentré, en revanche, se caractérise par une utilisation des terres plus élevée. Une partie des matières premières est en effet spécifiquement cultivée pour être utilisée dans le fourrage concentré. Il est (souvent) également possible de cultiver de la nourriture humaine sur ces terres.

* Le drêche de brasserie constitue une exception. Les règles de calcul internationales stipulent qu’1% des terres utilisées pour la culture des récoltes et le brassage de la bière soit alloué au drêche de brasserie comme aliment pour animaux.

Optique : Climat

Les émissions de CO2 contribuent au changement climatique. Il est donc intéressant de savoir quelle application de sous-produits apporte la plus grande contribution à la lutte contre le changement climatique. S'agit-il de l'utilisation de sous-produits comme aliments pour animaux ou comme biomasse pour la production d'énergie ? Cela nécessite de recenser les ‘émissions évitées d’équivalent CO2’.

D'un point de vue climatique, il est judicieux d'utiliser des sous-produits pour l'alimentation des vaches ou des porcs au lieu de les utiliser comme biomasse pour la production d'énergie. Nous l’illustrons par deux exemples : le drêche de brasserie et les épluchures de pommes de terre traitées à la vapeur. Plus il y a de nuages, plus les émissions de CO2 sont évitées (prévention).

Aliments pour animaux plus ‘efficaces sur le plan climatique’ que la biomasse

Drêche de brasserie

D'un point de vue climatique, il est souhaitable d'utiliser le drêche de brasserie comme aliment pour animaux. Les émissions d’équivalent CO2 évitées sont plus élevées que lorsque le drêche de brasserie est utilisé comme biomasse pour la fermentation.

Aliments pour animaux plus efficaces sur le plan climatique

Épluchures de pommes de terre traitées à la vapeur

D'un point de vue climatique, il est souhaitable d'utiliser les épluchures de pomme de terre traitées à la vapeur pour l'alimentation animale. Les émissions d’équivalent CO2 évitées sont plus élevées que lorsque ces dernières sont utilisées comme biomasse pour la fermentation. Les émissions évitées lorsqu'elles sont utilisées comme aliments pour vaches sont plus faibles que pour les porcs. Cette différence est due à la fermentation du rumen chez les vaches par laquelle le méthane des gaz à effet de serre est libéré.

Calcul des émissions évitées

Le tableau explique brièvement la façon dont les émissions évitées sont calculées.

Optique : Pratique Duynie Feed

Duynie Feed est confronté au défi de répondre à la demande des éleveurs pour les sous-produits avec la quantité de sous-produits disponibles chez les fournisseurs. Dans la pratique, cela signifie une recherche continue de l'application la plus logique d'un sous-produit. Duynie Feed s'efforce de toujours utiliser un sous-produit comme aliment pour animaux. Que cela soit possible ou non dépend de nombreux facteurs. Par exemple :

  • Relations avec les éleveurs : fournir le sous-produit le mieux adapté afin que l'éleveur puisse toujours disposer de suffisamment d'aliments.
  • Relations avec les fournisseurs : toujours veiller à ce que les sous-produits soient collectés conformément à ce qui a été convenu.
  • Spécifications : le sous-produit répond-il aux strictes exigences de qualité en matière d'alimentation animale ?
  • Y a-t-il des éleveurs ayant besoin d'un certain sous-produit à une distance acceptable ?

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